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F-R.S. | samedi 22 février 2014 - | Dernière modification le

Kinésithérapeutes : bilan et poursuite du processus d'intégration dans le processus L.M.D.

Annoncé pour l'automne 2013, le très attendu rapport sur l'avenir des formations paramédicales a été publié cette semaine par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Ce document d'une centaine de pages émet des propositions sur l'avenir de la sélection, de la durée des études ainsi que sur la condition sociale des étudiants.

« Il paraît temps d'inventer de nouvelles modalités de recrutement ». On évoquait ces derniers mois la nécessité de réformer les numerus clausus ; l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et l'Inspection Générale de l'Éducation Nationale et de la Recherche (IGAENR) semblent aller également dans ce sens. Selon eux, la sélection serait aujourd'hui trop segmentée et hétérogène. 
Afin de gagner en lisibilité, le rapport propose une uniformisation des modes de recrutement des professions paramédicales. À cette fin, il propose deux solutions :
  • Expérimenter une première année d'étude paramédicale, intégrée dans le cursus et sans rallongement de la durée globale des études ;
  • La suppression totale des concours d'entrée au profit d'une sélection sur dossier et entretien. 

Concernant le cas particulier des kinésithérapeutes recrutés par la Première Année Commune aux Études de Santé (PACES), la mission conclut que cela constitue « un allongement de la durée des études sans bilan significatif ».

« La multiplication des grades de Master peut constituer un piège ». La mission insiste sur la nécessité de définir préalablement une place et des missions pour des professionnels disposant d'une pratique avancée dans leur discipline. Le développement de Masters spécifiques devrait correspondre à des besoins et des référentiels préétablis. 
Elle constate également que la revendication du grade de Master par les professionnels est souvent motivée par une meilleure reconnaissance salariale. Cela ne saurait constituer un argument légitime (notamment pour les kinésithérapeutes).

« Les études dans ce secteur coûtent cher, voire très cher ». Le coût des études peut varier de la gratuité à plus de 40 000 euros selon la région et le statut de l'institut de formation. Cette grande inégalité n'a pas été résolue par le processus d'universitarisation, ainsi le rapport propose :
  • de prévoir un alignement automatique des bourses paramédicales sur celles du ministère de l'enseignement supérieur ;
  • d'engager une réflexion sur l’encadrement des droits d'inscription dans les instituts publics et privés.

À ce jour, seule la FNEK a réagi à ce rapport, se félicitant de la mise en avant des conditions sociales des étudiants, sans communiquer sa position au sujet des principales propositions de ce rapport.

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