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F-R.S. | mardi 23 décembre 2014 - | Dernière modification le

Kinésithérapeutes : faut-il encore se former à l'ostéopathie ?

La thérapie manuelle connaît un essor très important depuis une dizaine d'années. Plébiscité par les patients, elle permet aux praticiens d'enrichir leurs prises en charge. Des milliers de kinésithérapeutes on fait le choix de l'ostéopathie, est-ce toujours le bon choix ?


La réforme de la formation en ostéopathie, publiée au Journal Officiel il y a quelques jours, porte à plus de 1 800 heures la durée de la formation à destination des kinésithérapeutes. Alors qu'une formation à temps partiel durait en général 5 ans, celle-ci pourrait s'étaler désormais sur plus de 7 ans. De quoi faire exploser le coût et la contrainte pour des professionnels à l'agenda déjà bien chargé.

Il existe cependant une grande variété de thérapies manuelles, avec des approches très différentes, parfois même controversées. Ainsi, la pratique de la « microkinésithérapie », de la « fasciathérapie » et de la « kinésiologie » sont aujourd'hui réprouvés par le Conseil de l'Ordre. Bien que pratiquée par des milliers de kinésithérapeutes pour des raisons historiques, l'ostéopathie en tant que médecine alternative, comporte également des éléments discutables (pouvoirs d'autorégulation, d'auto-guérison).

En contre-pied de l'approche ostéopathique, la Thérapie Manuelle Orthopédique (TMO) est une spécialisation de la kinésithérapie s’intéressant au diagnostic et au traitement des troubles neuro-musculo-squelettiques. Mise en avant par l'association de thérapie manuelle française (OMT-France), elle s'appuie sur des données factuelles en lien étroit avec la recherche. Les formations longues durent en général de 2 à 6 ans selon les organismes et les concepts développés.

L'évolution de la formation en ostéopathie, et la structuration de cette profession tend à renforcer les non-professionnels de santé. De plus, le code de déontologie des kinésithérapeutes est en contradiction avec la pratique d'une médecine alternative.
« Art.R. 4321-80.- Dès lors qu'il a accepté de répondre à une demande, le masseur-kinésithérapeute s'engage personnellement à assurer au patient des soins consciencieux, attentifs et fondés sur les données actuelles de la science. »
A l'instar des autres pays développés, l'ostéopathie ou la chiropraxie tendent à s'affirmer comme des disciplines distinctes de la kinésithérapie ou de la physiothérapie. La création de pratiques avancées en thérapie manuelle est probablement une piste d'avenir, comme l'ont fait nos voisins les belges il y a quelques mois.

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