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F-R.S. | samedi 1 août 2015 - | Dernière modification le

Quels combats reste-t-il à mener pour les étudiants ?

Le 4 juillet dernier, la Fédération Nationale des Etudiants en Kinésithérapie (FNEK) renouvelait son bureau dans un contexte de refonte de la formation. 


L'année 2015 aura connu deux réformes pour la profession : l'abandon du concours niveau baccalauréat (PCB) et l’allongement de la durée de la formation. Ces évolutions sont au cœur des revendications  historiques de la FNEK. La nouvelle présidente, Sarah Hoarau, étudiante en troisième année à l'IFMK d'Orléans, répond à nos questions :


Sarah Hoarau, présidente de la FNEK.

Vous êtes élue dans un contexte de refonte de la formation initiale, quel regard porte la FNEK sur cette réforme ?


« La FNEK salue cette réforme attendue depuis longtemps. La profession en avait cruellement besoin et le chemin a été long pour en arriver là. Nous remercions les ministères pour leur engagement car de grandes avancées sont à noter : l'uniformisation de la sélection par une année universitaire, la quatrième année d'étude en institut, le rapprochement de la formation avec l'université... Outre la plus grande adéquation entre la formation et les compétences attendues d'un professionnel, cette réforme nous approche de la recherche en kinésithérapie et ouvre un peu plus les portes de l'international.
Il y a quand même quelques déceptions notables, des éléments manquants : aucun grade universitaire ne nous ait accordé, alors que 5 année d'études devraient être reconnues au grade master. Il semblerait également que les déficients visuels soient les grands oubliés de cette réforme... ».


Après la refonte des programmes, quels combats reste-t-il à mener pour les étudiants en kinésithérapie ?


« D'abord, cette refonte est jusqu'ici théorique et quoi qu'on en dise, un peu précipitée. Sa mise en application effective, dans de bonnes conditions, tant pour la sélection que pour la formation risque d'être une autre paire de manches ! Il faut qu'il y ait un comité de suivi !

Ensuite, il est temps pour nous de faire valoir nos droits ! Cela va passer notamment par la refonte de la gouvernance des instituts selon un schéma démocratique universitaire, comme s'y est engagé le ministère. Enfin les étudiants auront des droit et des recours dans leur parcours d'études !

Et puis, surtout, il y a les conditions de vie et le coût des études. Il y a chez nous un goût amer, un fort sentiment de délaissement. Ça n'a l'air de déranger personne que la moyenne des frais annuels de scolarité dans les instituts publics s'élèvent à plus de 1 200€, ou de voir des collectivités territoriales se décharger de leur mission sur un secteur privé sans aucune gêne, parfois même à but lucratif. Il y a même cette année un institut qui élève à 11 000€ ses frais de scolarité. On entend parfois dire qu'il ne tient qu'aux étudiants de refuser de tels frais mais c'est faux, nous n'avons pas le choix : c'est ça ou abandonner son rêve d'avenir. C'est quand même incroyable cette situation pour une formation de santé relevant d'une mission de la région ! On ne devrait pas avoir à s'endetter, voire pire, pour manger.
A cela s'ajoute les bourses sanitaires et sociales, souvent inférieures et plus difficile d'accès que les bourses du CROUS. Mais cela dépend des régions.

Dans nos autres combats, il y a l'obligation de la formation des tuteurs de stage pour des stages de (meilleure) qualité. Des groupes de travail nous attendent prochainement à ce sujet.

Nous continuerons à travailler également pour la reconnaissance du DE au grade master.
Nous souhaitons aussi une avancée du côté de l'agrément des instituts de formation et de leur évaluation : que nous ayons un réel gage de qualité pour nos formations.

Bien sûr, beaucoup de nos problèmes seraient résolus si notre formation était universitaire ! ».

Le nouveau bureau national 2015-16 de la FNEK.


Quels seront vos grands chantiers de l’année ?


« Il y a, comme évoqué précédemment, la mise en application de la réforme qui nous attend ainsi que la signature des conventions sélection et formation. Ce qui signifie entre autres être présents pour soutenir et accompagner les élus étudiants.

Nous attendent aussi les groupes de travail pour la gouvernance et la formation des tuteurs.

Nous avons également un rendez-vous avec les élections régionales !

Enfin, plus interne à notre réseau, nous avons un grand projet de refonte pour notre site internet et notre réseau social d'étudiants en kinésithérapie. ».


Interview réalisé par correspondance le 31 juillet 2015,

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